Saint-Denis · Seine-Saint-Denis

La nécropole royale de Saint-Denis

Au 1 rue de la Légion d’Honneur, à Saint-Denis, la basilique réunit plus de 70 gisants et tombeaux de rois et de reines, de Dagobert en 639 à Louis XVIII en 1824 : la nef s’ouvre librement comme une église, la nécropole royale demande un billet, et il faut compter 1 h à 1 h 30 sur place.

Métro 13, station Basilique de Saint-Denis · Visite guidée incluse à 11 h et 15 h · Gratuit pour les moins de 18 ans

11 juin 1144
Chœur consacré, gothique né
Plus de 70
Gisants et tombeaux
639 → 1824
De Dagobert à Louis XVIII
1 h à 1 h 30
Durée de visite
Ligne 13
Station à 100 mètres
Une seule tour
La flèche est en chantier
Faut-il payer pour visiter ? Cela dépend de ce que vous venez voir. La nef est une église en activité, cathédrale du diocèse depuis 1966 : on y entre librement, sans billet, et l’on n’y voit aucun tombeau. La nécropole royale — le chœur, le déambulatoire, le transept aux gisants et la crypte — est un monument national géré par le Centre des monuments nationaux, et celle-là se paie, sauf pour les catégories listées sur la page des gratuités (moins de 18 ans, 18-25 ans de l’Union européenne, et d’autres). C’est cette frontière, et rien d’autre, qui explique les visiteurs repartis déçus : ils ont vu la nef et cru avoir tout vu. Le détail est sur la page « combien ça coûte ».

L’essentiel avant de venir

  • La nef est gratuite, la nécropole ne l’est pas. Deux régimes dans un seul bâtiment : une cathédrale en activité et un monument d’État. Ce que chacun ouvre est détaillé sur la page du billet.
  • Plus de 70 gisants et tombeaux, la plus grande collection de sculpture funéraire du XIIᵉ au XVIᵉ siècle au monde. Ils sont décrits un par un sur la page des gisants.
  • Une visite guidée en français est incluse avec le billet, du lundi au samedi à 11 h et 15 h, le dimanche à 12 h 30 et 15 h, environ 1 h 30. Presque personne ne le sait : voir les visites guidées.
  • En 1793, les tombes ont été vidées. Les ossements ont été relevés en 1817 et déposés mélangés dans un ossuaire de la crypte : ce que l’on voit, ce sont des monuments, pas des sépultures. Le récit est sur la page de 1793.
  • Le monument ferme pendant les offices religieux. C’est la première cause de visite ratée le dimanche matin. Les créneaux saison par saison sont sur la page horaires.
  • La Fabrique de la Flèche est fermée le lundi, alors que la nécropole, elle, reste ouverte ce jour-là. Le chantier est expliqué sur la page de la flèche.

Ce que le billet de la nécropole royale ouvre

Le produit phare de cette page : le billet d’entrée de la nécropole royale, celui qu’il faut à neuf visiteurs sur dix, valable la journée.

Ce que vous voyez

  • Le chœur de Suger et son déambulatoire à chapelles rayonnantes, consacré le 11 juin 1144
  • Le transept et ses gisants : Dagobert, Clovis, Childebert, Charles V, Bertrand du Guesclin
  • Les tombeaux Renaissance de Louis XII et Anne de Bretagne, de François Iᵉʳ et Claude de France, d’Henri II et Catherine de Médicis
  • La crypte, l’ossuaire et sa plaque, et les statues priantes de Louis XVI et Marie-Antoinette

Ce qui est inclus

  • La visite guidée en français, du lundi au samedi à 11 h et 15 h, le dimanche à 12 h 30 et 15 h, environ 1 h 30
  • L’accès à La Fabrique de la Flèche du mardi au dimanche ; un audioguide en anglais est disponible sur place
  • La photographie sans flash, autorisée partout dans le parcours
  • À savoir : il n’y a pas de vestiaire, les grands sacs posent problème, et le monument ferme pendant les offices

Le parcours, dans l’ordre réel

Ce qu’on traverse en entrant, étape par étape, avec ce que chacune apporte — et pourquoi sauter la première fait rater tout le reste.

On entre par la façade ouest, on traverse la nef sans billet, puis on présente son billet au fond : la nécropole commence là, au niveau du chœur. Le parcours est fléché et se termine par la crypte, sous le chœur.

  1. La nef, libre et sans billet — Trois vaisseaux refaits à partir de 1231 sous Saint Louis par Pierre de Montreuil. Pourquoi ça compte : c’est ici que s’arrêtent les visiteurs qui repartent en croyant avoir vu la nécropole. Il n’y a pas un seul gisant dans cette partie.
  2. Le chœur de Suger — Consacré le 11 juin 1144, avec ses arcs brisés, ses croisées d’ogives et ses chapelles rayonnantes ouvertes les unes sur les autres. Pourquoi ça compte : c’est l’acte de naissance de l’architecture gothique, le mur remplacé par du verre.
  3. Le déambulatoire et les vitraux — On fait le tour du chœur par l’arrière, chapelle après chapelle. Pourquoi ça compte : la doctrine de Suger, la « lux nova », se voit ici et nulle part mieux. En janvier, prévoyez un manteau, il y fait un vent constant.
  4. Les gisants du transept — Dagobert raconté en bande dessinée sculptée au XIIIᵉ siècle, Clovis, Childebert, Charles V le Sage, et Bertrand du Guesclin, connétable et non-roi, couché aux pieds du roi. Pourquoi ça compte : c’est la plus grande collection de sculpture funéraire du XIIᵉ au XVIᵉ siècle au monde.
  5. Louis XII et Anne de Bretagne — Double tombeau Renaissance : le couple habillé et couronné au-dessus, le « transi », les deux corps nus et décharnés, en dessous. Pourquoi ça compte : c’est ce que les enfants n’oublient pas et ce que les adultes racontent en rentrant.
  6. François Iᵉʳ et Claude de France — Un arc de triomphe sculpté, immense, à l’échelle d’un monument romain, voisin du tombeau d’Henri II et de Catherine de Médicis. Pourquoi ça compte : on mesure d’un coup d’œil ce que la Renaissance a changé à la façon d’enterrer un roi.
  7. La crypte et l’ossuaire — Sous le chœur : la crypte, la plaque qui porte la liste des souverains, et derrière elle les ossements relevés des fosses en 1817, impossibles à réattribuer. Pourquoi ça compte : c’est la réponse à « où sont les corps », et elle n’est pas celle qu’on attend.
  8. La Fabrique de la Flèche — Le chantier de remontage de la flèche démontée en 1846-1847, ouvert à la visite sur le parvis et dans le bâtiment, fermé le lundi. Pourquoi ça compte : on voit tailler la pierre d’une tour qui n’existe plus depuis cent quatre-vingts ans.

Comptez 1 h en visite libre, 1 h 30 avec la visite guidée incluse, 2 h si vous ajoutez La Fabrique de la Flèche. Le minutage est détaillé sur la page consacrée à la durée, et l’ordre complet des œuvres sur la page « que voir ».

Réserver, en quatre étapes

Choisir sa formule

Le billet de la nécropole royale seul, le billet avec la visite audio sur smartphone, ou le Paris Museum Pass si vous enchaînez les monuments. Les trois sont comparés plus bas et sur la page des réservations.

Vérifier le jour et l’heure

Le monument ferme pendant les offices et La Fabrique de la Flèche est fermée le lundi. Les horaires changent d’avril à septembre et d’octobre à mars : voir la page horaires.

Réserver la date

La date se prend sur GetYourGuide ; le billet de la nécropole est valable la journée. Ce qui se réserve et ce qui ne se réserve pas est expliqué sur la page réservation.

Arriver et viser 11 h

Métro 13, station Basilique de Saint-Denis, à 100 mètres. Présentez-vous avant 11 h pour attraper la visite guidée incluse : horaires à confirmer sur place le jour même.

La nécropole royale, date par date

Les disponibilités en direct du billet d’entrée de la nécropole royale, celui qui ouvre le chœur, les gisants et la crypte. La nef, elle, n’a jamais besoin de billet.

Choisir une date
Nous sommes un guide indépendant, pas un opérateur de visites ni le monument. Les liens de réservation mènent vers GetYourGuide et sont des liens affiliés — si vous réservez par leur intermédiaire, nous pouvons percevoir une petite commission, sans surcoût pour vous. Voir notre politique d’affiliation.

Billet seul, billet avec audio, ou Museum Pass ?

Trois façons d’entrer dans la nécropole royale. Le billet seul suffit à la plupart des gens, surtout si vous visez la visite guidée incluse. L’audio sert à qui ne peut pas attendre 11 h. Le pass n’a de sens que si vous enchaînez les monuments parisiens.

Notre choixBillet d’entrée pour la nécropole royale de Saint-DenisBillet de la basilique et visite audio sur smartphoneParis Museum Pass, 2, 4 ou 6 jours consécutifs
Ce que ça ouvreNécropole royale et La Fabrique de la FlècheNécropole royale, avec commentaire audioSaint-Denis et de nombreux monuments parisiens
DuréeBillet valable la journée1 h 30, à votre rythme2, 4 ou 6 jours consécutifs
CommentaireVisite guidée en français incluse, 11 h et 15 h ; audioguide en anglais sur placeApplication à télécharger avant, écouteurs non fournisAucun : le pass ne donne que l’entrée
RetraitBon sur téléphone ou impriméBon et application, à préparer avant de partirRetrait physique près du Louvre, 9 h-16 h
Le piègeLe monument ferme pendant les officesSans écouteurs, l’audio est inaudible dans le déambulatoireLe jour d’activation compte comme jour 1
AnnulationVoir les conditions à la date choisieLibre jusqu’à 24 h avantVoir les conditions à la date choisie
Note4,6 ★ (442 avis)5,0 ★ (1 avis, offre récente)4,1 ★ (4 575 avis)
Réserver →Voir →Voir →

Le billet de la nécropole royale, deux façons de l’accompagner, et trois visites qui prolongent la même histoire : l’autre gothique royal sur l’Île de la Cité, le Stade de France à une station de tram, et la colline où saint Denis a été décapité. Nos avis détaillés sont sur la page des avis.

Ce que disent les visiteurs

Extraits d’avis GetYourGuide sur les produits comparés ici. Prénoms et pays tels qu’ils apparaissent sur les fiches.

★★★★★
Visite guidée remarquable. Laissez tomber les audioguides et attendez la visite gratuite.
Régis, FranceBillet d’entrée pour la nécropole royale de Saint-Denis
★★★★★
Une visite vraiment intéressante avec un EXCELLENT guide, René. Très clair dans ses explications.
Catherine, FranceBillet d’entrée pour la nécropole royale de Saint-Denis
★★★★★
Un parcours bien fléché, des écrans tactiles amusants et de magnifiques vitraux.
FREMINET, FranceBillet d’entrée pour la nécropole royale de Saint-Denis
★★★★★
Magnifique cathédrale, lieu de sépulture de la plupart des monarques français.
Duncan, Royaume-UniBillet d’entrée pour la nécropole royale de Saint-Denis
★★★★★
Dès que j’ai monté l’escalier et vu les vitraux, j’ai eu le souffle coupé.
Stephanie, Royaume-UniSainte-Chapelle et Conciergerie, billet combiné
★★★★★
Mon fils a adoré, le guide était sympathique et plein d’anecdotes.
Laure, SuisseLes coulisses du Stade de France, visite guidée

Les notes et le nombre d’avis sont les chiffres GetYourGuide en direct des opérateurs. Lire nos avis complets ›

Avant de réserver

Les quatre questions qu’on me pose le plus souvent au marché, avec la réponse courte.

Peut-on entrer sans payer ?

Dans la nef, oui, toujours, comme dans n’importe quelle église ; c’est une cathédrale en activité. Dans la nécropole royale, non, sauf si vous relevez d’une catégorie de gratuité : moins de 18 ans, 18-25 ans ressortissants de l’Union européenne ou résidents réguliers en France, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d’emploi de l’UE et de l’EEE, Pass éducation, École du Louvre. La liste complète est sur la page de la gratuité.

Vaut-il mieux un guide, un audioguide, ou rien ?

La visite guidée en français incluse avec le billet est la meilleure offre du monument et presque personne ne le sait : du lundi au samedi à 11 h et 15 h, le dimanche à 12 h 30 et 15 h, environ 1 h 30. Si votre horaire ne colle pas, la visite audio sur smartphone fait le travail, à condition d’avoir ses écouteurs. Le comparatif est sur la page guide, audio ou rien.

Combien de temps prévoir ?

Une heure en visite libre, une heure et demie avec la visite guidée incluse, deux heures si vous ajoutez La Fabrique de la Flèche — fermée le lundi, contrairement à la nécropole. Le minutage étape par étape est sur la page de la durée de visite.

Voit-on vraiment les tombes des rois ?

Non, et c’est la phrase la plus importante de ce site. En 1793, les tombes ont été ouvertes sur décret de la Convention pour récupérer le plomb des cercueils, et les restes jetés dans deux fosses communes avec de la chaux. Louis XVIII les a fait relever en 1817 : impossibles à réattribuer, ils sont mélangés dans un ossuaire de la crypte. Ce que l’on regarde, ce sont des monuments et des gisants. Le récit complet est sur la page de 1793.

Ces dates ne conviennent pas ?

Parcourez les autres billets et visites disponibles à Saint-Denis et dans le nord de Paris, et choisissez le jour qui vous arrange — confirmation immédiate.

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Saint-Denis, expliqué

J’habite rue Gabriel-Péri depuis 1989 et je passe devant la basilique tous les jours. Je fais mon marché le mardi et le vendredi, place Jean-Jaurès, à trois minutes de la façade, et j’entends toujours la même conversation : des gens sortent, contents, en disant que c’était beau et vide. Ils ont visité la nef. Ils n’ont pas vu un seul roi. Ce site existe pour dire cette phrase avant la visite, pas après.

Deux bâtiments dans un seul

La basilique est une église en activité, cathédrale du diocèse de Saint-Denis depuis 1966. Sa nef s’ouvre librement, sans billet, comme n’importe quelle paroisse. Elle est aussi un monument national géré par le Centre des monuments nationaux, et cette partie-là se paie : le chœur, le déambulatoire, le transept aux gisants, la crypte, plus le chantier de La Fabrique de la Flèche. Tous les tombeaux sont derrière cette limite. Le billet le moins cher des grands monuments gothiques d’Île-de-France, et gratuit pour les moins de 18 ans : les catégories sont sur la page des gratuités.

Ce que Suger a inventé ici

L’abbé Suger dirige l’abbaye de 1122 à 1151. Le chœur qu’il fait bâtir est consacré le 11 juin 1144, et c’est la date de naissance de l’architecture gothique : arcs brisés, croisées d’ogives, chapelles rayonnantes ouvertes les unes sur les autres, vitraux là où il y avait un mur. Sa doctrine tient en deux mots latins, lux nova, la lumière nouvelle. Tout ce qu’on appellera plus tard gothique descend de ce déambulatoire. La nef et le transept, eux, sont refaits à partir de 1231 sous Saint Louis par Pierre de Montreuil. La suite est sur la page consacrée à Suger.

Le déambulatoire du chœur de Suger, consacré en 1144, et ses chapelles rayonnantes ouvertes
Le déambulatoire du chœur de Suger, consacré en 1144, et ses chapelles rayonnantes ouvertes

Les corps ne sont pas là où l’on croit

Il faut le dire sans détour. Selon le monument, 40 rois, 26 reines, 60 princes et princesses et une dizaine de serviteurs de la monarchie ont été inhumés ici, de Dagobert en 639 à Louis XVIII en 1824. Mais en 1793, sur décret de la Convention, les tombes ont été ouvertes ; le motif officiel était la récupération du plomb des cercueils pour la guerre. Les restes ont été jetés dans deux fosses communes au nord de l’église, avec de la chaux. En 1817, Louis XVIII les a fait relever : impossible de les réattribuer, ils ont été déposés mélangés dans un ossuaire de la crypte, derrière une plaque qui porte la liste des souverains. Ce que l’on regarde aujourd’hui, ce sont donc des monuments et des gisants, pas des sépultures intactes. Mieux vaut le savoir avant que devant la plaque. Le récit complet est sur la page de 1793 et sur la page de la crypte.

Deux précisions, parce qu’on me les demande chaque semaine. La tête de Marie-Antoinette n’est pas perdue : elle a été inhumée avec le corps au cimetière de la Madeleine et transférée avec lui en janvier 1815, et Louis XVIII a fait élever pour le couple deux statues funéraires priantes, par Edme Gaulle et Pierre Petitot. Quant au cœur de Louis XIV vendu comme pigment puis avalé par un collectionneur anglais, c’est une légende tenace et invérifiable ; son corps fait partie de ceux détruits en 1793. Voir la page Louis XIV.

Les gisants, et le transi

Plus de 70 gisants et tombeaux, la plus grande collection de sculpture funéraire du XIIᵉ au XVIᵉ siècle au monde. Ceux que je fais regarder : Dagobert, dont le tombeau du XIIIᵉ siècle raconte son histoire en bande dessinée sculptée ; Charles V le Sage ; Bertrand du Guesclin, couché aux pieds de son souverain ; Louis XII et Anne de Bretagne ; François Iᵉʳ et Claude de France sous leur arc de triomphe ; Henri II et Catherine de Médicis. Et surtout le transi, la statue du corps nu et décharné placée sous le gisant habillé. C’est ce qui choque les enfants et c’est ce dont les adultes parlent encore dans le tramway. Le détail est sur la page des gisants.

L’heure à laquelle il faut venir

Deux pièges, toujours les mêmes. Le premier : le monument ferme pendant les offices religieux, ce qui gâche les dimanches matin et les jours de fête. Le second : la visite guidée en français est incluse avec le billet, du lundi au samedi à 11 h et 15 h, le dimanche à 12 h 30 et 15 h, environ 1 h 30, et presque personne ne le sait. C’est de loin ce qu’il y a de meilleur ici. Confirmez l’horaire sur place le jour même et arrangez-vous pour y être. En janvier, le déambulatoire est balayé par un courant d’air constant : manteau. Le jeudi matin, les scolaires occupent le transept. Les horaires saison par saison sont sur la page horaires, et le meilleur créneau sur la page du meilleur moment.

Ce que je réserverais

Le billet de la nécropole royale, arrivée avant 11 h pour attraper la visite guidée incluse, et La Fabrique de la Flèche ensuite : comptez alors 2 h au lieu de 1 h. Attention, ce chantier est fermé le lundi, alors que la nécropole reste ouverte ce jour-là. Si votre horaire ne permet pas d’attendre la visite de 11 h, la visite audio sur smartphone fait l’affaire, à condition de télécharger l’application avant de partir et d’apporter ses écouteurs, qui ne sont pas fournis ; offre récente, très peu d’avis, je le dis. Si vous enchaînez les monuments parisiens, Saint-Denis est inclus dans le Paris Museum Pass. Pour la même journée, le Stade de France est à une station de tramway, et la Sainte-Chapelle montre où mène ce que Suger a commencé. Enfin, Montmartre est l’autre bout de la même histoire : c’est la colline où Denis a été décapité vers 250, six kilomètres au sud d’ici.

Questions fréquentes

La visite de la basilique de Saint-Denis est-elle payante ?

En partie. La nef est ouverte librement, sans billet : c’est la cathédrale du diocèse de Saint-Denis depuis 1966. La nécropole royale — chœur, déambulatoire, transept aux gisants et crypte — est gérée par le Centre des monuments nationaux et demande un billet, sauf pour les catégories de gratuité. Le détail sans chiffres est sur la page « combien ça coûte » et sur la page des gratuités.

Qui est enterré à la basilique de Saint-Denis ?

Selon le monument : 40 rois, 26 reines, 60 princes et princesses et une dizaine de serviteurs de la monarchie, de Dagobert en 639 à Louis XVIII en 1824. On y voit plus de 70 gisants et tombeaux, dont Dagobert, Clovis, Childebert, Charles V le Sage, Louis XII et Anne de Bretagne, François Iᵉʳ, Henri II et Catherine de Médicis, et Bertrand du Guesclin. La liste et ce que « enterré » veut dire ici sont sur la page qui est enterré.

Marie-Antoinette est-elle vraiment enterrée à Saint-Denis ?

Sa dépouille, enfouie au cimetière de la Madeleine, a été recherchée et ramenée à Saint-Denis en janvier 1815, avec celle de Louis XVI. Louis XVIII leur a fait élever deux statues funéraires priantes, par Edme Gaulle et Pierre Petitot. Quant à la question de la tête : elle a été inhumée avec le corps à la Madeleine et transférée avec lui, il n’y a pas de tête perdue. Voir la page Marie-Antoinette et la page des deux dépouilles.

Quels sont les horaires de la basilique de Saint-Denis ?

D’avril à septembre : du lundi au samedi de 10 h à 17 h 45, le dimanche de 12 h à 17 h 45. D’octobre à mars : du lundi au samedi de 10 h à 16 h 45, le dimanche de 12 h à 16 h 45. Fermé les 1ᵉʳ janvier, 1ᵉʳ mai et 25 décembre, et pendant les offices religieux. La Fabrique de la Flèche est fermée le lundi, la nécropole non. Tout est sur la page horaires.

Comment aller à la basilique de Saint-Denis depuis Paris ?

Métro ligne 13, station Basilique de Saint-Denis, à environ 100 mètres : attention, la ligne 13 se scinde, il faut la branche Saint-Denis-Université et non Asnières-Gennevilliers. Sinon RER D jusqu’à Saint-Denis puis tramway T1, cinq minutes ; ou RER B puis bus 153 ou 253. Les trois itinéraires sont détaillés sur la page accès.

Pourquoi la basilique de Saint-Denis n’a-t-elle qu’une tour ?

La tour nord et sa flèche ont été démontées pierre à pierre entre 1846 et 1847 par l’architecte François Debret, après que des tempêtes, dont celle de juin 1845, les eurent fragilisées. La flèche n’a jamais été remontée ; c’est l’objet du chantier actuel, La Fabrique de la Flèche, visitable du mardi au dimanche. Voir la page sur la tour manquante et la page du chantier.

Basilique ou cathédrale : laquelle est-ce ?

Les deux. « Basilique » est un titre honorifique accordé par le pape ; « cathédrale » désigne l’église où siège l’évêque. Saint-Denis est basilique depuis 1966 et cathédrale du diocèse de Saint-Denis, créé la même année. Le monument appartient à l’État français et est géré par le Centre des monuments nationaux, le culte étant assuré par le diocèse. Voir la page basilique ou cathédrale et la page propriétaire.

Pourquoi saint Denis est-il représenté portant sa tête ?

Premier évêque de Paris, il est décapité vers 250 sur la colline de Montmartre, le mons martyrum. La légende du céphalophore, formée au IXᵉ siècle, raconte qu’il ramasse sa tête, la lave à une fontaine et marche environ six kilomètres vers le nord avant de tomber : c’est là qu’on l’enterre et que naîtra l’abbaye. Historiquement, la tombe d’un martyr vénéré est attestée sur le site dès le IIIᵉ-IVᵉ siècle. Voir la page sur la décapitation et la page Montmartre.

Une question qui reste ? Écrivez-nous à [email protected]

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Nécropole royale, billet d’entrée4,6 ★ · 442 avis · valable la journéeRéserver